
Le bras de fer financier entre la Gabon Oil Company (GOC) et le géant turc Karpowership (KPS) dépasse désormais le cadre d’un simple litige commercial. Afrique Intelligence Gabon Oil Company a récemment refuser de régler une ardoise de près de 11 milliards de francs CFA pour la fourniture de fioul, révèle Afrique Intelligence.Une situation qui pourrait fragiliser les relations entre Libreville et Ankara.

La diplomatie par le courant
Karpowership n’est pas qu’un simple prestataire ; c’est un fer de lance de l’influence économique turque en Afrique.
Si le groupe est habitué aux négociations musclées, il est aussi connu pour sa méthode radicale.

Lentreprise n’hésite pas à couper le courant en cas d’impayés, comme ce fut le cas en Guinée-Bissau ou en Sierra Leone.
Pour le Gabon, un tel scénario transformerait une crise de trésorerie en un incident diplomatique avec un partenaire stratégique.
Un test pour l’attractivité nationale

Au-delà de l’axe bilatéral, c’est la crédibilité de la signature de l’État qui est en jeu.
En renvoyant KPS vers une SEEG structurellement déficitaire et lourdement endettée à près de 150 milliards de FCFA, la GOC expose les failles de la gouvernance publique.
Pour les investisseurs étrangers, ce jeu de « patate chaude » entre sociétés d’État est un signal d’instabilité juridique et financière.
Le règlement de ce dossier dira si le Gabon est prêt à assumer ses engagements ou s’il s’enfonce dans une précarité énergétique qui pourrait refroidir durablement les capitaux étrangers.



